mardi 27 février 2007

François BAYROU transcende "J'ai une question à vous poser"

Patrick Poivre d'Arvor, complètement dépassé, s'en remettra-t-il ? Loin du populisme électoraliste mis en avant par ses prédécesseurs à cette émission, F. BAYROU a réussi la gageure de donner de la hauteur et de la sérénité à ce passage obligé. Apportant des réponses de fond, expliquant, en grand pédagogue, les enjeux de chaque question, il a démontré de façon magistrale à plus de 6 millions de téléspectateurs sa réelle capacité à fédérer autour du projet de l'UDF les énergies, les intelligences et les compétences de tout bord.


Pour ceux qui n'auraient pas pu voir l'émission ou qui souhaiteraient approfondir son contenu, vous trouverez une transcription des questions et un résumé des réponses apportées par F. BAYROU (Merci Christophe)

3 commentaires:

YVes a dit…

C’était assez curieux de voir comment François Bayrou était mal à l’aise et crispé, au début de l’émission " J’ai une question à vous poser ". Car l’homme est un vieux politicien habitué aux débats comme aux caméras, et avec les sondages qui le portent à des sommets il devrait être sur un petit nuage.
Serait-ce qu’il ne croit pas à ce qu’il dit ? Il est vrai que personne ne peut croire un instant que cet homme soit un rebelle au Système, lui qui doit toute sa carrière à ce Système. Et il en a donné un bel exemple, dès le début, en se montrant partisan d’un statu quo dans l’Education nationale gouvernée par les syndicats de gauche, avec les résultats que l’on sait…
Bien entendu, François Bayrou a tenté de vendre son projet d’un " rassemblement " d’hommes et de femmes venus de la droite comme de la gauche pour constituer un gouvernement d’union nationale, mettant fin ainsi à la " guerre perpétuelle " entre les deux camps. Et il se prend même pour de Gaulle qui a imposé une situation politique nouvelle en brisant le jeu des partis de la IVe République…
Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen souligne qu’en réalité, François Bayrou, comme Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, " ne concourt pas à l’élection présidentielle, mais à celle de gouverneur d’une province de l’Etat européen dont la capitale est Bruxelles ". Sarkozy fait la course aux prébendes pour la droite, Mme Royal pour la gauche. " François Bayrou, quant à lui, manifeste l’intention de distribuer les gamelles à droite et à gauche, dans un “rassemblement“ de personnalités qui auront laissé leurs éventuelles convictions au vestiaire. " Ainsi, constate Jean-Marie Le Pen, " le faux rebelle est plus encore que les autres l’homme du Système : il est l’homme qui veut verrouiller le Système en installant à sa tête une caste unique de politiciens sans doctrine, soumis à l’euromondialisme ultralibéral destructeur des peuples et des nations. "
Le seul candidat du rassemblement est Jean-Marie Le Pen, car il s’agit du rassemblement du peuple de France défendant sa souveraineté et ses libertés

Jean-Marc BRIENNON a dit…

"Entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, il y a un point commun, c'est la volonté de nous abattre. Les injures pleuvent, mais ces attaques sont normales, elles sont une reconnaissance", a dit hier François Bayrou à Metz dans une allusion à ses rivaux. "Ces candidats ont mobilisé des snipers, des tireurs d'élite, des présentateurs de petites phrases, leur situation n'est plus établie".
Rappelant qu'il était passé dans les sondages "de 8 à 10, de 10 à 12, de 12 à 15, de 15 à 17, de 17 à 19, bientôt à 20, 21"%, François Bayrou a jugé que la situation était "en train de changer du tout au tout".
"Les Français ont décidé d'imposer un candidat, une proposition et un projet politique qui allaient répondre à leurs attentes", a estimé le leader centriste. "Je suis très fier que nous ayons conduit ce combat, mais ce combat je veux le rendre, ce mouvement je veux le rendre à ceux qui en sont les véritables auteurs et les véritables auteurs, ce sont les citoyens français".

Anonyme a dit…

Je suis d'accord avec Jean Marc. Les attaques renforcent François BAYROU et les Français qui ont décidé de l'imposer comme Président de la République.